Informations France: Mais où est le cerveau de Voltaire ? #France

Mais où est le cerveau de Voltaire ? publié par Le Point – Toute l’info en continu le

Voici le plus substantiel d’un « papier journalistique » que nous venons de remarquer sur internet. Le thème va clairement vous ravir. Car le sujet est « Actualité française ».

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Même mort, Voltaire a continué à déranger, et son corps – ou plutôt ses morceaux – s’est offert un ultime pied de nez au destin. Car si le cœur du philosophe repose aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, son cerveau, lui, a suivi un tout autre parcours, passant entre les mains de médecins avides, de bibliothécaires sceptiques et de comédiens peu inspirés. Mais où diable est donc le cerveau de Voltaire ?

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Voltaire s’éteint le 30 mai 1778 à Paris, dans des conditions peu glorieuses. On murmure que le pauvre homme, âgé alors de 83 ans, avait complètement perdu la tête et aurait eu tendance à manger ses excréments. Il semble toutefois que cette rumeur ait été lancée par ses ennemis jurés, les jésuites. Une chose est plus sûre : ses derniers instants sont marqués par des cris de douleur. « Laissez-moi mourir ! » aurait-il hurlé sur son matelas.

Le cadavre bien encombrant de Voltaire

Voltaire avait tout prévu : un enterrement dans l’église de Ferney, à la frontière suisse. Tout sauf de mourir à Paris, ville où son cadavre allait poser un véritable problème. Le philosophe est une star, c’est incontestable. Mais il a également beaucoup d’ennemis, notamment dans l’Église. Il faut dire qu’il n’est pas tendre avec certains. Dans une lettre, il écrit ainsi que le monde serait meilleur le jour où l’on étranglerait « le dernier jésuite avec les boyaux du dernier janséniste » (lettre à Helvétius du 11 mai 1761).

À LIRE AUSSI Voltaire et Rousseau : les ennemis intimes des LumièresIl n’est pas athée pour autant. En témoigne sa célèbre formule : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger. » Peu importe, l’Église, fort contrariée par les pamphlets du philosophe, refuse de l’inhumer tant qu’il n’aura pas renié ses écrits. « Si Voltaire ne se soumet pas, ce sera la fosse commune », menace-t-elle.

L’abbé Gaultier lui extorque une confession de foi in extremis, mais cela ne suffira pas à calmer les autorités religieuses. C’est finalement son neveu, l’abbé Mignot, qui prend les choses en main : en toute discrétion, il exfiltre le cadavre et le fait enterrer sous une dalle anonyme à l’abbaye de Sellières, près de Troyes. Mais avant cela, il y a un dernier passage obligé : l’autopsie.

Un philosophe au petit cœur mais au grand cerveau

Le lendemain de sa mort, Voltaire est donc ouvert par un certain M. Try, chirurgien de la rue du Bac, assisté de l’apothicaire Mitouart. Sur le rapport, il est écrit que la vessie est dans un piteux état, les reins sont gangrenés et que le cœur est petit, mais le cerveau est immense ! Pour le remercier de ses bons services, Mitouart obtient le droit de conserver la cervelle du philosophe. Quant à son ami le marquis de Villette, il s’empare du cœur, qu’il fait enfermer dans un coffret d’argent doré. Deux reliques, deux destins bien distincts.

À LIRE AUSSI La tolérance selon VoltaireTreize ans après sa mort, en 1791, Voltaire reçoit enfin les honneurs de la nation : sa dépouille est transférée au Panthéon dans une procession triomphale, acclamée par des centaines de milliers de Parisiens. Pendant ce temps, son cœur entame une odyssée des plus rocambolesques. Villette l’installe d’abord dans sa chambre avec une inscription pompeuse : « Son esprit est partout et son cœur est ici. » À sa mort, la relique passe de mains en mains, jusqu’à ce que Napoléon III décide d’en faire un bien national. Depuis 1864, elle repose dans un socle de statue, à la Bibliothèque nationale de France. Mais qu’en est-il du cerveau ?

Qui a volé le cerveau de Voltaire ?

L’apothicaire Mitouart garde précieusement le cerveau de Voltaire dans son officine, l’exposant comme une curiosité pour attirer les clients. Son fils, plus consciencieux, tente à plusieurs reprises de l’offrir à la Bibliothèque nationale, en 1799 puis en 1830. Mais l’institution refuse net : que ferait-elle donc d’un organe aussi encombrant ?


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Finalement, une descendante des Mitouart trouve une solution inattendue, en 1924 : elle l’échange contre deux fauteuils d’orchestre à la Comédie-Française, valables pendant vingt ans. Une transaction singulière pour une relique aussi prestigieuse. C’est ainsi que le cerveau du grand Voltaire se retrouve sous le socle d’une réplique de la célèbre statue de Houdon, dans le temple du théâtre français. Enfin, en théorie…

Car depuis des décennies, la relique du philosophe est introuvable. Volée ? Oubliée dans quelque recoin poussiéreux ? Personne ne le sait vraiment. Il est probable – mais pas certain – que le cœur se trouve encore à la Comédie-Française. L’affaire rappelle cette anecdote savoureuse entre Jules Claretie, administrateur du Théâtre-Français, et la comédienne Berthe Bovy. Un jour, Claretie lui montre une petite boîte en déclarant fièrement : « Savez-vous ce qu’elle contient ? Le cerveau de Voltaire. » Et la comédienne de rétorquer, perfide : « Et il ne vous est jamais venu à l’idée de vous en servir ? »


Mais où est le cerveau de Voltaire ?

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Lecture:

Introduire la biodiversité dans la construction et l’urbanisme/Avant-propos.,L’ouvrage . A emprunter en bibliothèque.

Néerlandais/Guide de conversation/À la poste.,Lien sur la fiche de présentation de ce livre.

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