Les conversations mondaines souffrent d’une drôle d’épidémie : impossible de discuter sans que soit évoqué, ou plutôt invoqué, Alexis de Tocqueville et sa « tyrannie de la majorité ». Évidemment, rares sont ces érudits qui ont lu De la démocratie en Amérique, mais cela importe peu. Ce qui compte, c’est de désigner le tyran responsable de la crise démocratique : le peuple.